L'union. Novembre 2014

Solidarité. Du théâtre pour venir en aide aux Syriens


 Issam Moussly suit avec soin le trajet des conteneurs d’aide qui entrent en Syrie.

Une comédie pour parler de la Syrie. Cela devrait interpeller et intéresser. Le pharmacien de Pleurs Issam Moussly poursuit son action au profit des Syriens.


Il continue à planifier l’acheminement de conteneurs remplis de médicaments ou de lait pour bébé. Ceci sous l’égide de son association Urgence solidarité Syrie.

Et ce dimanche 23 novembre, l’association organise une représentation théâtrale au Prétoire de Sézanne. Entretien.


Pourquoi accueillir une troupe de théâtre ?

Nous avons choisi de proposer un spectacle qui ne traite pas de ce qui se passe en Syrie. C’est volontaire. Je dirai quelques mots concernant notre action, je vais remercier tous les gens pour les dons déjà effectués.

Ce spectacle donné par une troupe d’amateurs de Paris a pour objectif de recueillir des dons et de sensibiliser les gens à notre cause. Mais aussi de faire passer un bon moment aux spectateurs.


Vous avez commencé à venir en aide aux Syriens en janvier 2012. Où en est votre action près de trois ans plus tard, alors que la situation dans ce pays paraît des plus confuses ?

Nous sommes toujours sur le pont, nous ne laissons pas tomber. L’association a lancé il y a quelques mois une grande opération pour recueillir des dons afin de fournir du lait pour bébé.

L’objectif est de nourrir 30 000 bébés, soit un coût de 15 millions d’euros. Nous en sommes à 1 million d’euros de dons.


Que transportent les conteneurs que vous acheminez régulièrement en Syrie ?

Des médicaments, du lait pour bébé. Plusieurs conteneurs viennent de partir en Syrie ces derniers jours.

Attentif aux maladies chroniques


Suivez-vous ces livraisons ?

Oui, je me rends sur place pour m’assurer de la bonne livraison des conteneurs. Urgence solidarité Syrie est devenue un acteur reconnu par les Nations Unies et travaille avec l’ONU afin de cibler certaines villes et communes de Syrie.

Nous fournissons des médicaments ou du lait à des régions coupées du monde. Nous connaissons ces secteurs et les personnes à qui nous confions les médicaments.

Nous nous concentrons particulièrement sur l’aide aux gens qui ont des maladies chroniques, comme le diabète ou l’asthme. Ces personnes ont un besoin régulier de médicaments.


De semaines en semaines, la Syrie semble s’enfoncer encore un peu plus dans le chaos. Comment envisagez-vous votre action dans les mois à venir ?

Sans relâche. Je compte plus particulièrement m’investir dans deux missions qui me tiennent à cœur et qui correspondent à ce que je sais faire : l’éducation et la santé en Syrie.

J’aimerais arrêter tout cela, mais ce peuple souffre et il faut lui venir en aide.


Propos recueillis par Guillaume Tallon

L'union. Avril 2014

Le pharmacien Issam Moussly lance un appel aux dons en faveur des bébés.

 

http://www.lunion.presse.fr/region/issam-moussly-n-arrete-pas-ia3b24n336673

 

Issam Moussly n’arrête pas

 

Il ne relâche pas ses efforts. Le pharmacien de Pleurs, Issam Moussly, se bouge toujours pour venir en aide aux Syriens. Au rythme d’une fois par mois, il part suivre un convoi de médicaments acheminé en Syrie.

 

Après plus de trois ans de guerre, la situation en Syrie est des plus confuses et dramatiques. Le pays a basculé depuis longtemps dans le chaos. Mais Issam Moussly s’efforce de poursuivre son action. Et en monte même d’une plus grande envergure, cette fois-ci en faveur des bébés. Entretien.

 

La guerre dure depuis plus de trois ans en Syrie. Que faites-vous en moment ?

 

Avec l’association Urgence solidarité Syrie, on continue notre action. Toutes les quatre semaines environ, je me rends en Syrie pour apporter des médicaments. À ce jour, nous préférons concentrer notre action sur les gens qui habitent en Syrie, et pas dans les camps de réfugiés.

 

Lorsque vous avez lancé votre action il y a deux ans, il y avait les manifestants pacifiques contre le régime. Aujourd’hui, la situation est beaucoup plus floue. Pouvez-vous garantir que les médicaments que vous acheminez tombent entre de bonnes mains ?

 

J’ai une traçabilité très précise de tous les dons, presque jusqu’à l’utilisateur final. Nous avons des relais sur place, dans des dispensaires, des hôpitaux. Il existe des villes, des quartiers, qui restent paisibles et où la vie se réorganise. Là, je sais très rapidement qui je côtoie. Les gens qui n’ont pas la même vision que moi, je ne collabore pas avec eux.

 

Selon de nombreux analystes, le pays devrait rester aux mains de Bachar el Assad. Comment envisagez-vous votre action dans les mois à venir ?

 

La guerre continue, la situation du pays est catastrophique, mais on ne peut pas laisser mourir ces gens.

 

Quelle est l’opération que vous lancez actuellement ?

 

Je lance une grande collecte pour acheter des boîtes de lait pour bébé en parallèle des convois de médicaments. Le lait pour bébé manque cruellement en Syrie.

Nous avons recensé tous les bébés de plusieurs régions de Syrie. Le but est de nourrir 30000 bébés, ce qui représente un coût de 15 millions d’euros. J’ai lancé cette opération localement avec des enfants de la paroisse de Sézanne. Ce sont ces enfants sézannais qui sont les premiers ambassadeurs de ce grand élan de solidarité en faveur des bébés syriens.

 

15 millions d’euros, c’est une somme considérable Comment comptez-vous réunir ces fonds ?

 

C’est une opération à dimension internationale, avec des dons de particuliers, d’institutions et d’entreprises. Le monde n’a pas le droit de sacrifier toute une génération, car ces bébés seront les Syriens de demain.

 

 

Propos recueillis par

Guillaume Tallon

Pour contacter Issam Moussly et l’association Urgence solidarité Syrie : 03 26 80 10 31 ou www.urgencesolidaritesyrie.com

TF1. Juin 2013

REPORTAGE. Syrie : à bord du premier convoi français de médicaments destinés aux rebelles

 

Monde - 3min 22s -

L'une des équipes des TF1 a pu suivre le tout premier camion de médicaments français destiné aux rebelles syriens. Seize tonnes au total, notamment des antidotes aux gaz toxiques utilisés par l'armée de Bachar al-Assad. Un document exceptionnel.

L'union. Juin 2013

http://www.lunion.presse.fr/article/sezanne/urgence-solidarite-syrie-collecte-les-denrees-non-perissables-un-nouvel-appel-aux-do

 

Urgence solidarité Syrie achemine un convoi de denrées non périssables en Syrie fin juin. Objectif : briser le blocus de Homs.

 

L'ORGANISATION non gouvernementale à but humanitaire a été créée en mars 2011, au début de la guerre civile. Urgence solidarité Syrie « vient en aide au peuple syrien qui souffre », résume Issam Moussly, son président et pharmacien à Pleurs. Un convoi de denrées alimentaires non périssables (riz, pâtes, lentilles, sucre, sardines, thon…) doit partir fin juin.

 


La naissance de l'ONG
« Dès que la situation est devenue grave, j'ai réfléchi à la manière la plus appropriée pour répondre à l'appel au secours des professionnels de santé sur place. C'est à partir de ce moment que mon engagement a démarré », explique M. Moussly, qui a réussi à mobiliser au fur et à mesure une centaine de pharmaciens en France, à la cause du peuple syrien.
Mais aussi des laboratoires, des ONG, et monsieur-tout-le-monde. Au départ, l'association a apporté une aide médicale en Syrie, comme des produits d'urgence, des blocs opératoires.
Elle est un des premiers fournisseurs de l'Union des organisations syriennes de secours médicaux (UOSSSM).
Désormais, elle organise également des convois de vêtements et de denrées alimentaires. Chaque mois, un camion transporte, entre 20 et 35 tonnes de produits.

Enjeu et perspectives
Les frontières naturelles au Nord avec le Liban, la Turquie, l'Irak, la Jordanie, ont été ouvertes, ce qui nous permet de passer », explique M. Moussly. Le convoi voyage sous haute protection, mais les membres de l'expédition ne sont pas pour autant à l'abri du danger. « Quand vous allez dans une zone de conflit, c'est toujours dangereux. »
L'avant-dernier voyage, on quittait la frontière entre la Syrie et la Turquie, il y a eu un bombardement à 500 mètres de nous », raconte le pharmacien. Urgence Solidarité Syrie agit aussi pour redynamiser le tissu économique et social. Elle vient en aide aux Syriens réfugiés dans les pays limitrophes, hors des camps.Les projets à long terme sont favorisés comme le soutien à la culture maraîchère.

Cécile ROCHET-GRAINDORGE
Pour tout renseignement sur le convoi Urgence solidarité Syrie : tél 03.26.80.10.31. Le site de l'association : www.urgencesolidaritésyrie.com.

L'union. Juin 2013

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/un-pharmacien-marnais-en-aide-aux-syriens?xtcr=3&xtmc=moussly%20syrie

 

Un pharmacien marnais en aide aux Syriens

Publié le lundi 13 mai 2013 à 11H03


Le mois dernier, Issam Moussly était à l'hôpital d'Hehsen, dans le nord-ouest de la Syrie.

 

MARNE. Le pharmacien et ancien maire de Pleurs achemine chaque mois des tonnes de médicaments, de vivres et de vêtements dans le nord du pays. Pour lui, « ce qui se passe en Syrie ressemble à un génocide ».

 

L’IMAGE l’avait frappé, comme un symbole de la révolution en germe. En avril 2011, Issam Moussly est en Syrie quand éclatent les premières révoltes. « Des jeunes de 15 à 25 ans avaient installé devant une mosquée un pot de gel comme ils aiment à s’en enduire les cheveux. Ils invitaient les fidèles, leurs aînés, à les imiter et à les suivre. Cette jeunesse-là crève aujourd’hui sous les bombes! » C’est la première fois depuis vingt-huit ans qu’Issam retournait alors dans son pays natal, quitté en 1974 pour y suivre des études de pharmacie à la fac de Reims.

Ensuite, le confort bourgeois à la française l’avait absorbé. Mariage avec Annick, deux enfants, et en 1986, reprise de la pharmacie de Pleurs dont il sera deux fois maire. Il aurait pu s’en contenter. Puis est arrivée la révolution syrienne. « Mon père, conseiller juridique d’Afez el-Assad, ne voulait pas que ses enfants grandissent dans ce pays-là, en proie déjà aux manigances, aux manipulations, à la torture… Il savait de quoi ces gens-là sont capables. Il ne se trompait pas! » Quand les premières répressions s’abattent, au printemps 2011, Issam est encore là. « J’ai vu les quartiers barricadés, les blindés dans les rues, la violence inouïe », raconte le pharmacien qui évoque des « exactions monstrueuses », des « morts déchiquetés » et l’existence de « chambres à gaz, dans la banlieue d’Alep, pour éradiquer les insurgés ».

 

Prochain convoi, mercredi

De retour en France, il avait écrit au président Sarkozy, aux présidents de l’Assemblée et du Sénat. En vain… « D’emblée, l’opinion mondiale n’a pas pris la mesure de ce qui se passait. Il y avait une alternative à l’intervention militaire. Les Syriens n’en voulaient pas, d’ailleurs. Il fallait juste couper les vivres à Assad, armer la rébellion, éviter de transformer la Syrie en nouvel Afghanistan, en nouvelle Somalie. C’est ce qui se passe hélas. »
Alors, Issam Moussly s’est retroussé les manches. Fin 2011, il fonde Urgence solidarité Syrie (USI), une association d’aujourd’hui 200 membres. Objectif : collecter des fonds, acheter des médicaments, les acheminer vers le nord du pays. L’ancien maire de Pleurs a actionné ses réseaux : membres de la diaspora syrienne de France, pharmaciens, médecins, politiques… Cinq convois sont partis en 2012, trois déjà cette année, dont le dernier en date, le mois dernier, avec six tonnes de médicaments et de matériel sanitaire. Par route et mer, camions ou containers, via l’Italie, la Méditerranée et le sud de la Turquie, les expéditions sont d’abord entrées clandestinement. Puis, les portes de Bab el Hawa se sont ouvertes.

Libéré par l’ASL (armée syrienne libre), le territoire du Nord offre depuis juin dernier une entrée relativement « sécurisée » aux expéditions humanitaires. Les semi-remorques d’USI diffusent leurs cargaisons dans des pharmacies, des cabinets médicaux ou des hôpitaux. L’accueil est toujours chaleureux mais partagé : « En se faisant aider, les gens craignent de devenir des cibles désignées. Il y a un an, je ne ressentais pas cela. »
La solidarité est aussi un défi financier. Chaque expédition coûte en moyenne 60000 €, tout compris. Le pharmacien est toujours de la partie. Annick l’accompagne souvent (« c’est mon ange gardien », dit-il) et parfois leurs deux grandes filles. Le prochain convoi partira mercredi. Bientôt, Issam ajoutera aux médicaments des betteraves sucrières, du maïs, du matériel agricole récupéré, des vêtements… Des entreprises et coopératives champenoises lui ont donné du chocolat, du sucre, de la farine et 6,6 tonnes de souche de pommes de terre! « Devant l’ampleur de la tragédie, il faut diversifier nos aides. La priorité, c’est d’apporter un confort minimum à une population dépourvue de tout. Ne pas le faire, ce serait de la non-assistance à peuple en danger de mort. »

 

Pour contacter Urgence Solidarité Syrie : 03.26.80.10.31. ou Suha. urgence.solidaritesyrie@gmail.com

Gilles Grandpierre

 

 

La vocation d'aider son prochain

Publié le lundi 10 juin 2013 à 11H00


Pourquoi Issam Moussly est-il plus particulièrement touché par la cause syrienne ? M. Moussly est natif de Damas. Son père aurait aimé qu'il soit médecin. Ne désirant pas embrasser cette voie, il émet le souhait de devenir pharmacien.
Son père l'envoie donc, à 19 ans, poursuivre ses études à l'étranger. Francophone, il part en France, dans la Marne. Il y construira sa vie. Pendant plus de vingt ans, il n'est pas rentré au pays. Les événements récents l'ont décidé à y revenir tous les mois, pour porter secours à la population syrienne.
La boucle est bouclée. Celui qui ne pensait pas pouvoir prêter le serment d'Hippocrate a pour vocation de tout faire, pour soulager les souffrances d'autrui.

France Bleu. Juin 2013

http://www.francebleu.fr/international/l-invite-issam-moussly-un-marnais-originaire-de-syrie-624310#

 

 

L'invité: Issam Moussly, un Marnais originaire de Syrie

Jeudi 06 juin 2013 à 10h23

Alors que les combats continuent en Syrie, la France et l'Angleterre affirment que l'armée syrienne utilise des armes chimiques contre les opposants au régime. Les Syriens de France ne sont pas surpris par cette nouvelle et organisent des convois d'aide humanitaire.

Pour les rebelles syriens, la levée de l'embargo arrive trop tard.La situation se dégrade en Syrie.


L'armée de Bachar al-Assad a repris hier une ville clé: Qoussair. Ce matin, les opposants au régime affirment contrôler un point de passage à la frontière avec Israël. De leurs côtés, la France et l'Angleterre affirment que des armes chimiques ont été utilisées.
François Hollande a estimé que ces éléments "obligent la communauté internationale à agir". Seulement, les Etats-Unis demandent des preuves et la Russie bloque toujours les discussions. Il semble impossible pour le moment de trouver un accord international alors que le conflit a fait plus de 94 000 morts en 2 ans.

La nouvelle de l'utilisation d'armes chimiques n'a pas surpris les Syriens vivant en France.
Issam Moussly est pharmacien à Pleurs et président de l'association Urgence Solidarité Syrie. Il organise dans quelques semaines un nouveau convoi humanitaire vers son pays d'origine et notamment vers la ville de Homs, victime d'un blocus depuis maintenant 20 mois.

 

Issam Moussly était l'invité de France Bleu Champagne à 7H45.

 
PartagerIssam Moussly n'est pas surpris d'entendre parler de l'utilisation d'armes chimiques  

 

Pour faire des dons et soutenir l'association Urgence Solidarité Syrie, présidée par le Marnais Issam Moussly, vous pouvez contacter le 03 26 80 10 31.

L'union. Avril 2013

http://www.lunion.presse.fr/article/region/solidarite-syrie-un-troisieme-convoi-est-parti?xtcr=14&xtmc=syrie

 

Solidarité Syrie : un troisième convoi est parti

L'union. Fevrier 2013

http://www.lunion.presse.fr/article/region/les-dons-locaux-profiteront-aux-syriens?xtcr=1&xtmc=moussly

 

Les dons locaux profiteront aux Syriens

Publié le jeudi 21 février 2013 à 09H34 

 


SEZANNE (Marne). Boîtes de lait achetées avec des dons faits par des Sézannais, acheminement de vêtements, médicaments et denrées alimentaires, création d'un restaurant, le pharmacien de Pleurs Issam Moussly poursuit son action.

 

LES dons faits ici ont des répercussions là-bas. Il y a quelques semaines, les paroissiens sézannais ont récolté 1.600 euros en faveur de l'association Urgence solidarité Syrie, dont le pharmacien de Pleurs Issam Moussly est la cheville ouvrière.

 

« Un geste remarquable »

« Cette somme nous a permis d'acheter environ 500 boîtes de lait pour les enfants syriens réfugiés en Jordanie, indique-t-il, ce geste des Sézannais est remarquable, je salue également l'engagement du curé de Sézanne, le père Berthion. »
Un geste de solidarité des Sézannais qui en rejoint d'autres réalisés dans toute la France et qui permet au pharmacien de Pleurs de réaliser ses projets. Pas après pas, l'action de l'association s'inscrit dans la durée. Au début du mois, Urgence solidarité Syrie a inauguré un restaurant à Amman. Les cinq salariés de la structure sont des réfugiés syriens en Jordanie.

« Cette activité permet aux réfugiés de retrouver la fierté de subvenir à leurs besoins et à ceux d'autres réfugiés », explique Issam Moussly, qui tend la main aux réfugiés syriens, comme aux Syriens qui sont restés chez eux. Des camions remplis de vêtements et de denrées alimentaires viennent de partir en direction de Selkine, une ville de 35 000 habitants située au Nord-Ouest de la Syrie, près de la frontière turque. Des médicaments ont aussi été acheminés dans cette région qui est sous le contrôle de l'armée syrienne libre.
Le pharmacien de Pleurs compte poursuivre cette action, qu'il a initiée il y a un an. « Je souhaite faire parvenir en Syrie des vaccins contre la leishmaniose, une maladie qui réapparaît en Syrie. Et aussi envoyer de l'insuline, qui manque cruellement. »

 

Vaccins et farine

Issam Moussly espère aussi mobiliser localement : « Je suis en train de solliciter des entreprises céréalières champenoises afin de donner aux boulangeries industrielles de Selkine 10 à 15 tonnes de farine. »
Objectif du pharmacien : amorcer un cercle vertueux. « La vente des premiers pains permettra aux boulangeries d'acheter du fioul et de la farine. »
Une action qui pourrait être reproduite dans d'autres villes. Issam Moussly fait toujours appel aux dons pour pouvoir poursuivre son action, et alerte sans relâche sur la situation de la Syrie.


Guillaume TALLON

L'union. Novembre 2012

Un conteneur parviendra aux réfugiés syriens

Publié le mardi 13 novembre 2012

 

Hier à Pleurs, les vêtements ont été chargés dans le conteneur avec l'aide d'habitants de la commune.

 

Hier à Pleurs, les vêtements ont été chargés dans le conteneur avec l'aide d'habitants de la commune.

 

SEZANNE (Marne). Un 2e conteneur de vêtements a quitté Pleurs hier pour prendre le chemin de la Turquie. Un autre devrait suivre dans quelques semaines.

 

UN conteneur de vêtements est parti hier de Pleurs, direction la Turquie. Un conteneur de 70 m3 de vêtements avait déjà été envoyé depuis la commune du Sézannais fin octobre à destination de la Jordanie.

 

« Suivre les conteneurs là-bas »

 

Ces vêtements collectés dans le Nord de la France sont destinés aux réfugiés syriens. Une opération pilotée par le pharmacien de Pleurs Issam Moussly, qui ne compte pas s'arrêter là, car l'envoi d'un 3e conteneur est déjà prévu. Explications.

Quel va être le trajet de ce 2e conteneur de vêtements à destination des réfugiés syriens ?

« Le conteneur rejoint le port d'Anvers puis partira par bateau vers Mersin en Turquie. Il devait arriver là-bas début décembre. Ce conteneur sera ensuite acheminé à la frontière syrienne afin que les vêtements soient distribués aux réfugiés. Une distribution que nous, l'association Urgence solidarité Syrie, voulons réaliser dans la dignité. Nous serons aidés par le Croissant turc. Nous souhaitons aussi qu'une partie de ces vêtements puisse être acheminée à l'intérieur de la Syrie. Je compte être présent en Turquie à l'arrivée de ce conteneur ».

Que devient le premier conteneur de vêtements qui est parti de Pleurs il y a trois semaines ?

« Il vient d'arriver en Jordanie. Je pars demain mercredi afin de suivre ce conteneur et d'organiser la distribution des vêtements. Nous avons un local. Nous pensons embaucher un ou deux couples de réfugiés afin de procéder à la gestion de la distribution de ces vêtements. Dans cette opération, nous sommes aidés par le ministère des Affaires étrangères qui vient de nous donner 30 000 euros. C'est une aide bienvenue et être soutenu par l'Etat français nous conforte dans notre action ».

 

La collecte est terminée

 

Vous avez le projet de faire partir un 3e conteneur de vêtements…

« Oui, celui-là partira pour le Kurdistan irakien, où se trouvent également de nombreux réfugiés syriens. Nous avons été sollicités par l'Agence des nations unies pour les réfugiés et l'association Acted. Ce 3e conteneur devrait partir de Pleurs, où l'on centralise tous les dons, au plus tard début décembre ».

En tout, cela fera plus de 200 m3 de vêtements envoyés. Comptez-vous en expédier d'autres ?

« Pas pour le moment. Aujourd'hui, je dis stop à la collecte. Les réfugiés ont besoin de vêtements, mais nous ne pouvons pas les stocker dans de bonnes conditions. Or, nous voulons distribuer des vêtements en bon état. Je remercie tous les donateurs ainsi que les nombreuses associations locales, comme la Croix-Rouge de Sézanne, qui se sont mobilisées pour cette collecte ».

Hormis les conteneurs, quels sont vos projets ?

« Acheter du lait pour les bébés devient une priorité. Pour cela nous avons besoin de fonds. Je renouvelle encore une fois mon appel aux dons ».

 

Recueilli par Guillaume TALLON

Vous pouvez adresser vos dons à Urgence solidarité Syrie, 31 rue du général Leclerc, 51230 Pleurs. Tèl. : 03.26.80.10.31.

L'union. Octobre 2012

Issam Moussly avait lancé cette opération au profit des réfugiés syriens Collecte record de vêtements

Publié le mercredi 24 octobre 2012  

 

Les sacs de vêtements, placés dans des caisses en bois se sont accumulés à la pharmacie de Pleurs.

Les sacs de vêtements, placés dans des caisses en bois se sont accumulés à la pharmacie de Pleurs.

 

60 tonnes, peut-être davantage, ont été collectées en l'espace d'un mois au profit des réfugiés syriens. C'est le pharmacien de Pleurs Issam Moussly qui a lancé l'opération.

 

LES sacs et cartons s'entassent dans la petite rue de Pleurs. Chaque bureau ou pièce de la pharmacie de la commune débordent de vêtements. Des tonnes de vêtements sont parties lundi de Pleurs en direction du Moyen-Orient.
« Au-delà de mes espérances »
Fin septembre, le pharmacien de Pleurs, Issam Moussly, avait lancé une grande collecte de vêtements au profit des réfugiés syriens en Jordanie. Objectif initial : récolter 20 tonnes de vêtements d'ici la mi-novembre. Cette action s'inscrivait dans la lignée des opérations que le pharmacien mène auprès des réfugiés ou de la population syriennes depuis le début du soulèvement du peuple syrien, il y a 20 mois.
« Le 20 octobre, j'ai tout arrêté, la collecte va au-delà de mes espérances, se réjouit Issam Moussly, nous sommes en mesure d'envoyer deux conteneurs en Jordanie, pour un poids de vêtements d'environ 60 tonnes. » Un poids qui reste encore difficile à évaluer avec précision. Le chargement d'un de ces conteneurs s'est effectué lundi à Pleurs, la pharmacie de la commune étant un point de regroupement pour les dons. Des gens du village sont venus prêter main-forte au pharmacien pour remplir le conteneur.
« Les gens ont un grand cœur, affirme Issam Moussly, ils sont sensibles à la tragédie qui se déroule dans ce pays, même en ces temps de crise économique grave. Nous avons des vêtements neufs, d'autres qui sortent du pressing. Il y a encore les étiquettes dessus. Toutes sortes de vêtements ont été données, en particulier des vêtements chauds, qui vont être utiles alors que l'hiver va commencer aussi là-bas. »
Le conteneur rempli à Pleurs prendra la mer à la fin du mois pour arriver en Jordanie mi-novembre.
Prochaine action : nourrir les bébés
Il sera ensuite conduit au nord du pays et les vêtements devraient être entreposés dans un hangar sécurisé situé non loin du camp de réfugiés de Zaatari. Un 2e conteneur rempli de vêtements prendra aussi le chemin du Moyen-Orient.
La collecte a eu lieu dans la Marne, le Nord-Pas-de-Calais, la Picarde et la région parisienne. « J'ai refusé des dons de Nantes, Lyon, Nancy, et ou encore Strasbourg, indique Issam Moussly, car nous devons aussi penser à la distribution de ces dons. »
Une distribution que le pharmacien veut, « digne, par respect pour les réfugiés comme pour ceux qui ont fait des dons. Je vais me rendre sur place à l'arrivée du conteneur afin de superviser cette distribution. Je vais d'abord recenser les besoins. Nous pensons aussi mettre en place des ateliers chargés de distribuer ces vêtements. Des femmes réfugiées pourraient y être employées et donc recevoir un salaire ».
Le pharmacien de Pleurs ne compte pas s'arrêter là. « C'est un séisme quotidien ce qui se passe là-bas, assure-t-il, nous voulons maintenant faire une action en faveur des bébés qui naissent dans le camp. »
Issam Moussly lance un nouvel appel aux dons, toujours sous l'égide de son association Solidarité Syrie. « Les bébés sont nombreux dans les camps et il faut les nourrir. Avec trois euros, on achète une boîte de lait. Avec 10 euros, on nourrit un bébé durant un mois. »


Guillaume TALLON

L'union. Septembre 2012

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/plus-de-20-000-personnes-au-camp-de-zaatari?xtcr=3&xtmc=moussly

 

Le camp de Zaatari, au nord de la Jordanie, comptait mi-septembre, selon le quotidien Le Monde, 23 000 personnes. Plusieurs milliers de personnes sont arrivés depuis l'été, et il pourrait y en avoir beaucoup plus d'ici quelques semaines. « Il y a beaucoup de femmes seules, les maris sont morts ou bien sont restés en Syrie car ils se battent, les enfants se réveillent la nuit car ils cauchemardent, certains ont été témoins de scènes insoutenables », raconte Issam Moussly. Les réfugiés installés à Zaatari viennent en majorité de la ville de Deraa, située au sud de la Syrie et qui a été particulièrement éprouvée par les combats depuis le début du soulèvement. La moitié d'entre eux sont des enfants. « Tous sont exténués par plusieurs jours de marche », rapportait Le Monde. « Les médecins militaires français et les associations ont du matériel mais ils ont besoin de beaucoup plus, que ce soit des médicaments ou bien du lait infantile par exemple », indique Issam Moussly.

Le quotidien du pharmacien. Septembre 2012

Le bouleversant témoignage d’Issam Moussly

 

De retour de Jordanie, Issam Moussly repart pour la Turquie avec des centaines de kilos de médicaments pour aider la population syrienne. Les dons de ses collègues et des laboratoires permettent à notre confrère, installé dans la Marne, de poursuivre son action humanitaire.

« QUAND J’ARRIVE avec du propofol, du fentanyl, du paracétamol injectable, mes collègues syriens qui m’aident dans mon action humanitaire, sont fous de joie », explique Issam Moussly, pharmacien d’origine syrienne, qui achemine depuis février dernier des médicaments dans ce pays coupé du monde : des anesthésiques, des anti-inflammatoires, des antiseptiques, mais aussi des traitements contre le diabète ou l’hypertension qui font cruellement défaut (voir également notre édition du 12 juillet).

Issam Moussly vient de passer quatre jours dans son officine de Pleurs, entre un voyage à Amman, en Jordanie, et un départ pour le sud de la Turquie. Amman, où il est arrivé avec 400 kg de médicaments, permet d’approvisionner, grâce à des passeurs et des voies clandestines, la région de Damas, la Turquie étant la voie de passage pour la région du nord et des villes comme Alep ou Hama. « Les médicaments arrivent à la frontière, ils sont stockés grâce à des confrères et à des médecins. Ils sont ensuite acheminés clandestinement au fur et à mesure mais, pour l’instant, certains quartiers de Homs sont toujours inaccessibles », témoigne Issam Moussly, qui a commencé à aider ses compatriotes grâce à l’aide des dons de ses confrères français, puis des laboratoires et de l’association Tulipe. Suite à un appel à l’aide, il a ainsi réussi à faire passer à Damas un traitement pour une chimiothérapie. Certains médicaments sont introuvables, même en payant deux ou trois fois le prix.

Des réseaux clandestins.

« Avec l’aggravation des combats, les besoins sont de plus en plus lourds à l’intérieur du pays. Les ONG comme Médecins Sans Frontières ou l’armée française commencent à s’impliquer, ce qui permet surtout d’aider les milliers de réfugiés et de blessés en Jordanie ou en Turquie. Ils arrivent le plus souvent de nuit après des passages de frontières périlleux. Ils sont tous démunis. Ils ont souvent arrêté leurs traitements depuis des semaines, voire des mois », explique Issam Moussly. Mais en Syrie, rien ne pénètre sans l’aide des passeurs et des réseaux clandestins qui lui ont aussi permis d’entrer une journée en Syrie, à Salkin, de l’autre côté de la frontière avec la Turquie. Une ville pilonnée par l’aviation deux jours après son passage.

« Je suis passé par la rivière dans un bac de fortune ou plutôt une espèce de grande cuve coupée en deux tirée par des câbles. Je ne suis ni un Rambo, ni un cow-boy, je suis allé dans une zone « libérée » par l’Armée syrienne libre (ASL). Mon métier, c’est d’apporter la santé », ajoute-t-il, décrivant une situation sanitaire catastrophique : « J’ai vu à Salkin un enfant de cinq ans qui hurlait de douleur alors qu’on lui extrayait une balle sans anesthésie. En Jordanie, un autre qui était devenu sourd à cause des bombardements et dont il a fallu opérer les tympans. Toute cette souffrance me pousse à continuer. »

Le manque de médicaments n’est pas le seul problème. Le pays était un des mieux doté au monde en professionnels de santé. Pourchassés, traqués par les milices du gouvernement, craignant pour leur survie et celle de leurs familles, ils sont désormais nombreux à avoir quitté la Syrie. « Je travaille en Turquie avec deux pharmaciens syriens. L’un a choisi de retourner à Alep, c’est courageux », confie-t-il.

C’est à Homs, ville pilonnée et assiégée depuis plus de cent jours, où la population manque d’eau, de nourriture et de denrées essentielles, que la situation est la plus critique. « Certains commencent à marchander des cadavres, pour les rendre aux familles contre de la nourriture », se désespère Issam Moussly.

Des cannes et des attelles pour les blessés.

De l’autre côté, en Turquie ou en Jordanie, la situation reste déplorable : « Dans les hôpitaux de fortune, les déchets sont entreposés à côté des compresses stériles dans des pièces de 20 m2 où les blessés rentrent et sortent. » Il faut ensuite trouver le matériel orthopédique de base. « Même l’armée française manque de dotation pour acheter des béquilles ou des déambulateurs », souligne notre confrère, qui vient d’acheminer des attelles pour genoux grâce à un don des Laboratoires Népenthès.

Certains vont dans des camps, « mais cela ressemble plus à des prisons à ciel ouvert. Ceux qui y entrent n’ont plus le droit d’en sortir », explique Issam Moussly. De nombreux réfugiés préfèrent alors rester à l’extérieur, surtout s’ils ont l’intention de passer à nouveau en Syrie. Grâce à l’aide de compatriotes, des maisons de convalescence ont été installées près de la frontière. « Quand ils sortent, on leur donne juste un pyjama, un vêtement de rechange et un kit de dentifrice et de brosse à dent que j’ai réussi à acheminer grâce à l’aide de Tulipe », précise-t-il. Un petit plus pour des réfugiés démunis ensuite éparpillés. Il faut alors mettre en place des réseaux locaux pour identifier les besoins. « Des pharmaciens jordaniens m’ont aidé à distribuer du lait infantile. Il y a beaucoup de femmes isolées avec de jeunes enfants sans soutien familial. J’essaye de monter un projet, dont le dossier a été déposé au Quai d’Orsay pour aider ces femmes à se réinsérer. Il s’agit d’une activité de restauration à emporter », dit encore Issam Moussly, qui n’attend qu’une chose : « que la guerre s’arrête ».


› CYRIENNE CLERC

Le Quotidien du Pharmacien du : 20/09/2012

L'union. Septembre 2012

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/des-vetements-pour-les-refugies-syriens?xtcr=4&xtmc=moussly

 

Des vêtements pour les réfugiés syriens

Publié le samedi 22 septembre 2012 

 

« L'objectif est de collecter 20 tonnes de vêtements avant le 15 novembre. »

« L'objectif est de collecter 20 tonnes de vêtements avant le 15 novembre. »

 

PLEURS (Marne). Issam Moussly lance une collecte de vêtements au profit des Syriens réfugiés en Jordanie.

LE pharmacien de Pleurs continue ses voyages au Moyen-Orient. Issam Moussly œuvre en faveur ses manifestants et réfugiés syriens depuis plusieurs mois en leur apportant des médicaments et du matériel médical.
Aujourd'hui, il compte poursuivre et élargir son action via l'association Urgence solidarité Syrie. Il lance une collecte de vêtements au profit des réfugiés Syriens installés dans des camps en Jordanie. Entretien.

« Beaucoup de femmes et d'enfants »

Pourquoi lancer une collecte de vêtements au profit des réfugiés syriens en Jordanie ?
« Je me suis rendu récemment dans le camp de Zaatari, situé au nord de la Jordanie, près de la frontière syrienne. Les gens sont hébergés sous des tentes et ils n'ont seulement qu'une couverture pour dormir. Il y a beaucoup de femmes, nombreuses sont celles qui sont enceintes. Dans ce camp, il y a aussi de nombreux enfants.
Ces gens sont complètement démunis, ils ont tout quitté sans rien emporter avec eux. Ils vivent dans des conditions déplorables. À l'approche de l'hiver, il leur faut des vêtements. J'ai pu le constater là-bas, ils en ont besoin car ils n'ont rien pour se changer et avoir un minimum d'hygiène. L'objectif est de collecter 20 tonnes de vêtements avant le 15 novembre ».
Comment cette collecte va-t-elle s'organiser ?
« Nous débutons cette collecte dans trois régions, la Champagne-Ardenne, l'Ile-de-France et le Nord-Pas-de-Calais. Des lieux de collecte, des bénévoles qui se chargent de cette collecte, tout se met en place dès maintenant.
Notre action va être relayée et soutenue par différentes associations basées en France et qui ont de l'expérience, comme Caritas ou le Secours islamique. Mais nous sommes toujours à la recherche de bénévoles ou bien de locaux disponibles pour parfaire l'organisation de cette collecte ».

D'autres projets à long terme

Que vous faut-il comme vêtements ?
« Nous collectons tout. Une seule condition : des vêtements en bon état ».
Que vont devenir ces vêtements une fois collectés ici en France ?
« Nous allons les envoyer par conteneur en Jordanie. Je commence à m'occuper des démarches administratives ».
Pourquoi ne pas acheter des vêtements sur place, en Jordanie ?
« Le manque de fonds. Envoyer un conteneur coûte moins cher que d'acheter 20 tonnes de vêtements sur place. Et j'estime qu'on ne peut pas demander d'argent aux ménages à l'heure actuelle, où c'est difficile pour beaucoup de personnes ».
Poursuivez-vous votre action dans le domaine du médical ?
« Bien sûr. Je suis en relation avec des médecins et des associations dans les camps de réfugiés. Les gens ont toujours besoin de produits spécifiques qui répondent à leurs besoins. Pour cela, j'espère que nous pourrions envoyer des gens, des bénévoles, des étudiants, qui pourraient rester sur place, près des camps, afin d'aider. Nous avons aussi d'autres projets à plus long terme, comme la création d'un dispensaire ou d'un restaurant associatif. Il faut penser à réinsérer ces réfugiés, il faut préparer l'avenir et la reconstruction de la Syrie, quand le régime sera tombé ».

 

Propos recueillis par Guillaume TALLON
Renseignements concernant la collecte de vêtements auprès d'Issam Moussly au 03 26 80 10 31 ou par email : suha.urgence.solidaritésyrie@ gmail.com

France 3. Juillet 2012

http://champagne-ardenne.france3.fr/info/un-pharmacien-marnais-au-secours-des-syriens-75048732.html

 

Un pharmacien marnais au secours des Syriens

Un pharmacien d'origine syrienne installé dans la Marne rentre de Syrie où il a acheminé des médicaments

  • Publié le 31/07/2012
© Issam Moussly

Marne : Un pharmacien au secours de la Syrie

Isslam Moussly, pharmacien d'origine syrienne installé à Pleurs dans la Marne, se mobilise pour les habitants de son pays en guerre. Il rentre de Syrie où il a acheminé 2.5 tonnes de médicaments et de matériel médical. Il nous raconte son séjour.

Installé à Pleurs dans la Marne, Issam Moussly, pharmacien d'origine syrienne, se mobilise pour les habitants de son pays en guerre. Il rentre de Syrie où il a acheminé 2.5 tonnes de médicaments et de matériel médical. Il nous a raconté son voyage.

C'est clandestinement qu'Issam Moussly a dû rentrer dans son pays, via la Turquie. Dans ses bagages, 2.5 tonnes de médicaments et de matériel médical pour soigner aux victimes des combats qui font rage dans son pays d'origine.

 

Le pharmacien marnais se mobilise depuis le début des combats en Syrie. Ces derniers mois, il a écrit au président de la République et à plusieurs ministres pour obtenir de l'aide. Les dons des particuliers sont également les bienvenus.

 


Un pharmacien marnais se mobilise pour la Syrie par France3-Champagne-Ardenne


Issam Moussly envisage déjà de repartir apporter des fournitures de soins. Il prévoit deux nouveaux voyages, dont un mi-septembre où il acheminera à nouveau 2.5 tonnes de matériel médical.

  Pluzz

Le quotidien du pharmacien. Juillet 2012

Issam Moussly : des médicaments pour la Syrie

Pharmacien marnais d’adoption, syrien d’origine, Issam Moussly partage son temps entre son officine, ses activités syndicales, désormais en veilleuse, et l’acheminement de médicaments en Syrie.

IL VIENT d’acheminer 250 kg de médicaments - essentiellement des antibiotiques par voie intraveineuse, des anti-inflammatoires, des antalgiques et des anesthésiques - au sud de la Turquie, une région où, chaque jour, de nouveaux réfugiés syriens affluent. « Les couloirs humanitaires ne fonctionnent pas. Ces médicaments rentrent ensuite de manière clandestine en Syrie », explique Issam Moussly. Installé à Pleurs, dans le sud de la Marne, depuis vingt-six ans, il compte se rendre à nouveau dans cette zone frontalière ce mois-ci, puis en août, dès que les dons lui permettront d’acheter de nouveaux médicaments.

« Mes confrères ont été formidables. Sans eux, rien n’aurait été possible. Les deux-tiers des dons viennent de pharmaciens et ils m’ont donné le courage de continuer. » Il a ensuite fallu contacter les laboratoires, obtenir les prix réservés aux organisations humanitaires. En février, il a réussi à convoyer un stock de trois tonnes de matériel médical et de médicaments pour une valeur de 40 000 euros.

Bachelier, le jeune Syrien a quitté sa région natale de Homs, en 1974, pour la France. Quelques années sur les bancs de la faculté à Reims, des remplacements, avant de s’installer dans ce petit village marnais. « Cette région m’a adopté et accueilli chaleureusement. Je suis resté fidèle à cette adoption. Cette société m’a permis de devenir pharmacien et de fonder une famille. J’avais comme une dette. Je n’ai jamais regretté une seconde mon implication locale et mon engagement pour la santé de mes concitoyens », souligne Issam Moussly, qui se voyait, jeune enfant, embrasser une carrière politique en Syrie.

Membre du bureau départemental du syndicat, conseiller municipal, puis maire de sa petite commune pendant treize ans, gérant d’une PUI de 200 lits à mi-temps pendant vingt, « j’ai réussi à tout cumuler et j’ai eu une vie fabuleuse ». Désormais, il est devant son comptoir à mi-temps et l’autre partie de sa vie se joue entre Pleurs et la Syrie, ou plutôt la frontière. « Je n’étais pas retourné dans mon pays natal depuis 28 ans, confie ce Pleuriot d’adoption. Je me suis consacré à ma vie professionnelle, familiale, syndicale. Je n’ai pas voulu en louper une miette. » Ce sont ses enfants qui lui ont demandé d’aller en Syrie, il y a une dizaine d’années. « Le moment venu, on a dans son cÅ“ur son enfance, sa ville, son pays. J’ai renoué avec la famille, les anciens amis et j’ai désormais une autre dette. Mes parents et mes grands-parents sont enterrés à Homs. Cela vous réveille la nuit quand vous savez ce qu’il s’y passe. Je ne pouvais rester impuissant mais j’ai voulu rester dans mes compétences. Certains médecins et pharmaciens d’origine syrienne ont pris les armes. Pas moi. Mon engagement est humanitaire, sans arrières pensées politiques dans la lignée de mon engagement dans la profession. »

Une situation sanitaire catastrophique.

Sa première démarche a consisté à prendre contact, dès la mi-2011 avec les professionnels de santé sur place et à répertorier les besoins. Un travail artisanal. Au début, la frontière était encore facile à pénétrer. « Depuis janvier, explique-t-il, la situation s’est aggravée. Les chabiha (les milices pro-Assad, NDLR) contrôlent tout. Dès que les lots de compresses, d’antiseptiques régressent de manière anormale, les pharmaciens sont considérés comme des terroristes, traqués, torturés. Ils doivent changer tous les jours d’emplacement pour soigner des blessures de plus en plus graves dans des locaux de fortune. » Face à cette tragédie, il est ensuite rentré en contact avec des médecins syriens libres et l’Organisation syrienne des soins médicaux. Dans les camps proches de la frontière, il a rencontré un pharmacien d’Alep, traqué par le régime, qui gère, depuis le sud de la Turquie, des stocks pharmaceutiques. Les besoins croissants ont évolué avec les massacres : « Ils manquent de poches de sang vide en grande quantité, de solutés Voluven pour pallier le manque d’électrolytes et de compresses hémostatiques. Pour la première fois, ils m’ont demandé des masques à gaz mais aussi des antidépresseurs et des anxiolytiques, car la population est à bout. Il n’y a plus de traitements pour les maladies chroniques comme le diabète. Même la Ventoline est introuvable sur place, alors que les cas d’asthmes flambent au rythme des bombardements. »


CYRIENNE CLERC

Le Quotidien du Pharmacien du : 12/07/2012

L'union. Juillet 2012

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/inquietude-permanente-le-pharmacien-revient-de-la-frontiere-syrienne?xtcr=5&xtmc=moussly

 

Inquiétude permanente / Le pharmacien revient de la frontière syrienne

Publié le dimanche 29 juillet 2012 

 

Début juillet, Issam Moussly a réussi à poser le pied

Début juillet, Issam Moussly a réussi à poser le pied sur le territoire syrien.


PLEURS (Marne) Issam Moussly a passé une semaine dans un camp de réfugiés à la frontière entre la Turquie et la Syrie, où il a également pu pénétrer clandestinement.

IL tenait à y aller. Pour voir et se rendre compte. Après la Jordanie et une première fois la Turquie cette année, le pharmacien, d'origine syrienne et ancien maire de Pleurs, a réussi début juillet à poser le pied sur le territoire syrien. Plus précisément dans la ville de Salqin, 35 000 habitants, au nord-ouest du pays. Venu pour apporter 2,5 tonnes de médicaments à un camp de réfugié situé à la frontière turque, le secrétaire général de Solidarité Syrie, l'ONG qu'il a lui-même créée, a pu se rendre compte « de l'enfer que vit le peuple syrien depuis dix-huit mois ». « J'ai eu la chance de pouvoir rentrer dans le pays et y visiter des villes libérées, explique le pharmacien. Je ne prends pas de risque, je ne me rends que là où la situation est pacifiée. »

De la tristesse dans les regards
Salqin a été assiégée par les troupes de Bachar El-Assad deux jours après son passage. La ville a résisté grâce à ces jeunes hommes, civils, qui ont choisi de prendre les armes. « L'implication de cette armée libre est formidable, commente Issam Moussly. Elle gère tout au quotidien dans les villes libérées, du traitement des ordures aux problèmes de voisinage. J'ai vu ça et j'ai trouvé ces jeunes gens qui n'ont même pas 30 ans admirables. »
Car il était question pour le pharmacien de s'imprégner du quotidien de ces hommes et de ces femmes. Tout au long de la journée qu'il a passée à Salqin, il a pu voir « les stigmates de tristesse sur les visages des gens ». Ce qui l'a surpris le plus, c'est l'inquiétude permanente qui agite ces jeunes combattants, qui sont « crispés au moindre bruit ou au moindre geste ».
Son objectif restait l'acheminement de médicaments, acquis grâce aux dons récoltés. En mai, Solidarité Syrie avait envoyé du matériel médical (l'union du 3 juin).

Gueules cassées
Cette fois, il s'agissait de produits figurant sur des listes établies après étude des besoins des blessés lors de précédents voyages. Des produits d'urgence, en raison de la nature des blessures, mais aussi des produits utilisés en pédiatrie. Une victoire pour Issam Moussly, dans un pays « où l'on galère pour rentrer un comprimé », où il a vu « des amputés, des gueules cassées, des choses que l'on ne voit plus que dans les livres d'histoire ».
A la rentrée, Solidarité Syrie lancera une campagne nationale de collecte de vêtements. Une initiative qui va dans le sens de la sensibilisation « de plus en plus grande » des Français pour la cause syrienne, estime Issam Moussly. Lequel espère seulement que « Bachar El-Assad soit arrêté et jugé rapidement ». Même s'il sait que le peuple syrien risque encore de souffrir quelque temps.

 

Benjamin HAY 

L'union. Juin 2012

http://www.lunion.presse.fr/article/francemonde/le-pharmacien-de-pleurs-issam-moussly-continue-son-action-humanitaire-ce-nest-pa?xtcr=6&xtmc=moussly

 

Le pharmacien de Pleurs Issam Moussly continue son action humanitaire « Ce n'est pas fini »

Publié le dimanche 03 juin 2012 

 

Le pharmacien Issam Moussly lance un nouvel appel à la générosité.

Le pharmacien Issam Moussly lance un nouvel appel à la générosité.


Issam Moussly vient d'acheminer un 2e colis de médicaments et de matériel médical. Il ne compte pas s'arrêter là.

 

CE n'est pas terminé. Issam Moussly poursuit son engagement aux côtés des Syriens qui s'opposent au régime du président Bachar el Assad. Le pharmacien de Pleurs revient de Turquie. Il a acheminé 2 m3 de médicaments et de matériel médical à la frontière syrienne, près d'Antakya, dans le Sud de la Turquie.
« Il manque encore des produits »
« Là-bas, il y a des hôpitaux de fortune qui accueillent 25 blessés par jour, dont certains très graves », raconte Issam Moussly. Ces 250 kg de médicaments ont été achetés grâce à 2 000 euros récoltés à la suite de son dernier appel aux dons, en avril. Une opération qui a été réalisée sous l'égide de son association Solidarité Syrie.
« Je remercie mes confrères qui m'aident et aussi toutes les personnes anonymes qui ont fait des dons, c'est formidable. Ces produits vont servir à bon escient, assure-t-il, la livraison a été suivie, des produits sont acheminés aussi à l'intérieur de la Syrie. »
Issam Moussly ne compte pas s'arrêter là. « Ce n'est pas fini, il manque encore des produits, les gens ont besoin de médicaments, de plateaux techniques pour pratiquer des opérations chirurgicales, de compresses hémostatiques, du matériel très précieux qui coûte particulièrement cher, je lance toujours un appel aux dons et à la générosité, chaque centime compte et est employé pour la bonne cause », souligne-t-il.
Issam Moussly ajoute : « Je continue de rester dans mon domaine de compétence, si j'avais voulu acheter des armes, je l'aurais déjà fait depuis longtemps. »
Aider les familles démunies
Selon lui, les pharmaciens et médecins syriens en exil aujourd'hui dans les pays frontaliers, en Jordanie ou en Turquie, ont besoin de médicaments, comme, « des anesthésiques, des antalgiques, des antibiotiques, pour les malades de tous les jours comme les manifestants, détaille Issam Moussly, mais nous avons aussi de nouvelles demandes comme des antidépresseurs, car de plus en plus de personnes sont épuisées après plus d'un an de soulèvement. Avec 1 euro, on peut fournir un traitement en antidépresseur à une personne durant un mois. »
Le Pleuriot envisage de se rendre au Moyen-Orient, avec des médicaments et du matériel médical, « début juillet et fin août ». Le pharmacien prévoit aussi d'élargir son aide aux Syriens les plus démunis. « De plus en plus de familles sont dans le besoin, après plus d'un an de chaos, des gens n'ont plus de quoi se nourrir, Solidarité Syrie espère pouvoir aider 40 à 50 familles. »
Le pharmacien de Pleurs assure consacrer la moitié de son temps à ses actions en faveur des manifestants syriens.


Guillaume TALLON
Pour contacter Issam Moussly, tél. 03.26.80.10.31.

Celtipharm. Avril 2012

http://www.celtipharm.com/tabid/121/itemid/19226/Issam-MOUSSLY-pharmacien-titulaire.aspx

 

Issam MOUSSLY, pharmacien titulaire

«Quelles sont vos engagements en Syrie et quelles actions menez-vous?» 
Mon engagement dans ce conflit est simple. Je suis pharmacien. Pour moi, un pharmacien prend son métier à cœur derrière un comptoir mais aussi par rapport à son environnement. Je suis né à Damas en Syrie, et mon environnement c’est le conflit syrien, qui nous interpelle tous. J’ai quitté Damas en 74 pour suivre mes études de pharmacie en France. Depuis 26 ans maintenant, je suis établi dans mon village en tant que pharmacien titulaire. Ce conflit m’a demandé tout de suite un engagement personnel et je trouvais naturel de donner de mon temps et de mon énergie aux victimes de cette barbarie que l’on voit au quotidien à travers les médias. Dans ce combat, que peux faire concrètement un pharmacien à part apporter des soins ? J’étais interpellé par les images que renvoient le conflit, notamment celles des intervenants du domaine médical : les médecins et les soignants eux-mêmes. Très tôt, les victimes ne pouvaient pas accéder aux cliniques et aux hôpitaux publics car le régime reprochait aux soignants d’apporter de l’aide aux insurgés, aux manifestants et aux révolutionnaires. Il s’est progressivement installé un système clandestin de soins où ces médecins et ces pharmaciens, confrères de ce pays et victimes aujourd’hui de cette barbarie, nous interpellent en nous demandant de l’aide. Ils manquent de tout : d’infrastructures, de matériel, et également de moyens lourds d’intervention. Pour ces raisons-là, moi, comme d’autres, nous nous sommes sentis impliqué dans cette révolution et nous essayons de leur apporter de l’aide. Pour ma première action, j’ai fait un appel aux dons aux confrères pharmaciens qui m’ont massivement répondu positivement. La majorité de l’argent collecté m’a permis de faire partir 3 tonnes de médicaments nécessaires à l’intervention directe, c’est à dire interventions chirurgicales, soins de réanimation, anesthésie.

« Quels partenariats avez-vous crées lors de ces actions ?» 
J’ai des partenaires multiples. J’ai commencé à m’engager dans ce processus début janvier et il me paraissait alors tout à fait naturel de m’adresser à mes confrères pharmaciens français. Par ailleurs, je leur adresse un message de sympathie et des remerciements énormes car ils m’ont apporté toute l’énergie nécessaire pour aller plus loin dans ce combat d’aide aux confrères syriens, médecins et pharmaciens. J’ai sollicité également les laboratoires mais je n’ai pas eu satisfaction. Pour les prochaines opérations, nous allons leur montrer que notre travail se fait en toute transparence et qu’il vise à aider des victimes. Je compte beaucoup sur les laboratoires pharmaceutiques car je sais que leur générosité est importante et que ce sont des organismes qui œuvrent dans ce sens-là. Par ailleurs, j’ai eu de l’aide de la part d’autres organismes, notamment un ami qui m’a permis de transporter les médicaments via un affréteur avec qui il travaille, et cela gratuitement. Sans la gratuité du transport aérien, cette opération n’aurait pas eu lieu. 

« En pratique, quels sont les obstacles que vous avez rencontré à la mise en place de cette action?»
 Il y a toujours des obstacles quand on mène une action humanitaire telle que celle-ci. La plus importante était la difficulté de transport d’une marchandise telle que le médicament à un volume important en zones de conflits. Il y a des tracasseries administratives, des frontières au départ et à l’arrivée, des justifications à apporter sur les raisons du transport, l’action menée et le destinataire de cette marchandise. Ces tracasseries administratives polluent un peu cette démarche. Il faut donc essayer de les surmonter par la négociation, l’efficacité, la perspicacité et cela n’est pas simple.
Sur place, cela a également été difficile. En effet, j’ai envoyé la marchandise au nom de deux médecins activistes syriens qui viennent aux besoins de la population aujourd’hui déplacée en Jordanie (ils seraient au nombre de 130.000). Ils interviennent également pour préparer les colis qui vont être transmis clandestinement à l’intérieur du territoire syrien.
Ces médicaments, destinés à leurs noms propres, ont transité par l’intermédiaire d’une ONG locale jordanienne qui nous a fait quelques difficultés pour nous remettre la marchandise. Une fois que les produits ont atterri sur le territoire jordanien, ils ont considéré qu’on leur avait fait don de l’ensemble de la marchandise, et que par conséquent, elle devenait leur propriété et ne pouvaient être remis qu’au ministère de la Santé ou à l’armée jordanienne. Il a donc fallu négocier très dur pour leur faire admettre que cette marchandise appartenait aux donateurs français, les pharmaciens en l’occurrence, qui la donnaient au peuple syrien et qu’ils devaient par conséquent nous la rendre. Après quelques jours de négociation, nous avons finalement trouvé le compromis suivant : ils ont stocké les médicaments chez eux en nous permettant de nous servir au fur et à mesure de nos besoins. En effet, dès que la situation s’améliore à l’intérieur de la Syrie, ils transportent la marchandise à leur charge à l’intérieur du territoire syrien au travers des couloirs humanitaires. 

Si vous étiez un végétal ? Une menthe poivrée.
Si vous étiez un animal ? Un chat.
Si vous étiez un objet? Un cristal.
Si vous étiez un personnage célèbre ? Le Général de Gaulle.
Si vous étiez un instrument de musique ? Une harpe. .
Si vous étiez une couleur ? Le vert.
Si vous étiez une saison ? Le printemps.
Si vous étiez une chanson? J’ai quitté mon pays, Enrico Macias.

mardi 24 avril 2012

L'union. Avril 2012

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/syrie-issam-moussly-lance-un-deuxieme-appel-aux-dons?xtcr=7&xtmc=moussly

 

Syrie : Issam Moussly lance un deuxième appel aux dons

Publié le mercredi 18 avril 2012 

 

Issam Moussly : « Les médicaments seront utilisés à bon escient. »

Issam Moussly : « Les médicaments seront utilisés à bon escient. »


PLEURS (Marne) Son premier appel avait permis d'acheter 3 tonnes de médicaments. Alors que ce matériel vient d'être acheminer dans la région, le pharmacien de Pleurs appelle de nouveau à la générosité.

AMER mais satisfait Issam Moussly. A ce jour, les médicaments destinés aux manifestants syriens sont stockés dans une grande ville du Moyen-Orient. Mais ils ne sont pas en Syrie, à son grand regret.

9 000 euros récoltés
On s'en souvient, le pharmacien de Pleurs avait lancé fin janvier dernier un appel aux dons pour apporter une aide médicale aux Syriens qui manifestent depuis un an contre le régime en place dans ce pays.
« J'ai reçu de nombreux dons et aussi beaucoup de soutiens, se réjouit-il, j'ai récolté 9 000 euros, cela m'a permis d'acheter 3 tonnes de matériel médical. »
Restait à acheminer l'ensemble en Syrie, pour que la cargaison profite aux manifestants. Ceux-ci rencontrent de très gros problèmes pour se faire soigner. « J'ai réglé de nombreuses formalités administratives, raconte-t-il, jusqu'au bout, cela a été très difficile. Heureusement, j'ai eu le soutien d'amis, dont un qui m'a payé le transport de cette marchandise. »
Les trois tonnes de matériel sont parties par voie aérienne vers une grande ville du Moyen-Orient qui ne se trouve pas en Syrie. Issam Moussly s'est rendu dernièrement sur place, pour voir comment pouvait être acheminé en Syrie ce matériel. Et le pharmacien s'est rendu compte que ce n'était pas encore gagné.
« Je m'attendais à des difficultés, mais pas à ce point », concède-t-il. Le Pleuriot se rend compte qu'il est impossible d'envoyer le matériel en Syrie. « J'ai décidé de confier cette marchandise à une ONG locale qui a pignon sur rue, qui est reconnue, indique-t-il, les médecins syriens réfugiés pourront s'en servir pour soigner les réfugiés. »

Une nouvelle association
Issam Moussly a rencontré ces médecins réfugiés. Il a aussi pu discuter des réfugiés syriens (estimés à plus de 130 000 dans les pays situés autour de la Syrie). « Ils vivent dans des camps, leurs conditions de vie sont indignes. »
Selon lui, si des couloirs humanitaires s'ouvrent, les médicaments achetés grâce aux 9 000 euros de dons pourront être envoyés en Syrie.
« Les médicaments seront utilisés à bon escient, assure-t-il. C'est une demi-réussite, car le matériel n'a pas encore été envoyé en Syrie, mais cette collecte de dons a servi à quelque chose. »
Le pharmacien ne compte pas s'arrêter là. « Je viens de mettre en place une association française baptisée Solidarité Syrie, indique-t-il, Lama Atassi, porte-parole de l'armée syrienne libre est la présidente et je suis le secrétaire général en charge de l'action humanitaire. Je reste dans ma branche. »
Le pharmacien de Pleurs lance un nouvel appel aux dons et tient compte de sa dernière expérience. « Avec ces fonds, nous pourrons acheter sur place, ce qui évite les problèmes d'acheminement, souligne-t-il. La situation sanitaire en Syrie est catastrophique, tout le pays est concerné. »


Guillaume TALLON
Issam Moussly a souhaité que le pays et la ville où sont stockées les 3 tonnes de matériel médical achetées ne soient pas divulgués, « afin de protéger la vie des personnes qui collaborent avec moi sur place », précise-t-il. Contact : 03.26.80.10.31.

20 minutes. Mars 2012

http://www.20minutes.fr/monde/syrie/898257-an-apres-debut-soulevement-syriens-france-restent-mobilises

 

Un an après le début du soulèvement, les Syriens de France restent mobilisés

 

Une manifestation anti-al Assad à Paris, le 15 octobre 2011.

Une manifestation anti-al Assad à Paris, le 15 octobre 2011. YAGHOBZADEH RAFAEL/SIPA


ANNIVERSAIRE - La diaspora syrienne de France continue elle aussi le combat...

Un an jour pour jour après le début de soulèvement en Syrie, Issam Moussly reste combatif. «C'est tout un peuple qui est sacrifié. Mais, malgré le sentiment d'impuissance qui me ronge de l'intérieur, je reste mobilisé.» Né en Syrie, ce pharmacien est arrivé en France en 1974 pour faire ses études, et n'est retourné dans son pays d'origine que 28 ans plus tard. Son dernier séjour là-bas date de la fin mars 2011: la révolution syrienne venait de démarrer. «J'ai vu l'horreur, la torture, les rafles, les snipers… Dès mon retour en France, je me suis mobilisé.»

Depuis son petit village de Champagne-Ardenne, il se bat pour acheminer des médicaments de première urgence sur le terrain. Comme lui, des centaines de Syriens établis en France sont engagés. Farid Sarkis est responsable de la branche française de SMART, un réseau de soutien aux activistes syriens, qui envoie notamment «des moyens techniques pour permettre aux militants de transmettre des images».

La diaspora donne de l'argent et beaucoup d'énergie. Rabee Alhayek a, lui, cofondé l'association Souria Houria (Syrie libre en français) en mai 2011, l'un des collectifs franco-syriens créés en France après le soulèvement. A l'origine, des amis désemparés. «Le peuple syrien a un courage exceptionnel, mais c'est un peuple oublié. Nous essayons de mobiliser l'opinion publique française.»


Un rassemblement de soutien au peuple syrien aura lieu ce jeudi à 18h30 sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris. Une marche est aussi prévue samedi après-midi dans la capitale.


Lucie Romano

L'union. Fevrier 2012

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/un-pharmacien-dorigine-syrienne-veut-venir-en-aide-aux-manifestants-le-mur-de-l?xtcr=8&xtmc=moussly

 

Un pharmacien d'origine syrienne veut venir en aide aux manifestants « Le mur de la peur est tombé ! »

Publié le mardi 07 février 2012 

 

Hier, l'armée a de nouveau bombardé Homs, haut lieu de la contestation en Syrie.

Hier, l'armée a de nouveau bombardé Homs, haut lieu de la contestation en Syrie.


Installé dans le pays vitryat, un pharmacien de 56 ans d'origine syrienne suit la vague de contestation du régime de Bachar el-Assad avec attention. Son frère jumeau a été enlevé en 1982. Il ne l'a plus jamais revu.

«C 'EST frustrant. On veut aider le peuple mais on ne peut rien faire… » Dans le pays vitryat, Pierre, 56 ans, pharmacien d'origine syrienne, regarde impuissant les images de bombardements qui déferlent à la télévision et sur Facebook.
Hier, l'armée a de nouveau bombardé Homs, haut lieu de la contestation en Syrie, après une offensive d'une violence inédite dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Ce bombardement survient après le veto sino-russe à l'ONU contre une résolution condamnant la répression par le régime de la révolte populaire en Syrie. « Je suis quasiment en temps réel ce qui se passe là-bas. Mais des fois, j'arrête parce que c'est trop dur à regarder… », confie le pharmacien qui tient à garder l'anonymat par peur de représailles pour sa famille.
Son frère et sa sœur vivent toujours à Damas, en plein cœur de la ville. Lui a quitté la Syrie pour arriver en France en 1973. Il a débarqué à Reims, « par hasard ». « Un de mes frères suivait un stage à l'hôpital », raconte-t-il. Il intègre alors la faculté de pharmacie. « Nos parents nous ont poussés à faire des études. Pour eux, l'évolution dans la société passait par là ».
Peur des extrémistes
Pendant vingt ans, ce pharmacien ne retournera pas dans son pays d'origine. Un choix. « Mon frère jumeau a été enlevé à la maison en 1982. Il était alors âgé de 27 ans, se souvient-il. Cela fait trente ans que nous n'avons plus eu de nouvelles de lui. Je pense qu'il a été torturé et assassiné… » D'autant plus qu'un autre de ses frères a été enlevé au même moment. Un frère relâché il y a quelques années seulement. « Il ne m'a jamais raconté ce qu'il avait vécu. Il m'a juste dit : « Un jour, je te le dirai ». Je n'ai pu retourner en Syrie qu'il y a quatre ans, après le décès de ma maman », avoue-t-il. Une fois par semaine toutefois, il appelle son frère et sa sœur restés à Damas « pour avoir des nouvelles et s'assurer qu'ils sont bien en vie ».
Selon ce pharmacien, la chute du président syrien Bachar el-Assad demeure inéluctable. « Le mur de la peur est tombé. Les gens parlent ! constate-t-il. Le peuple syrien en a assez d'être humilié. Il ne veut plus d'un président à vie. Il veut être respecté. Il veut pouvoir s'exprimer librement. Il veut vivre tout simplement ».
Ce Syrien d'origine n'a qu'une seule crainte : que les extrémistes musulmans ne prennent le pouvoir. « Plus le conflit dure dans le temps, pire ça sera pour demain parce qu'il sera récupéré par les extrémistes, estime-t-il. Mais qui mettra-t-on à la place de Bachar el-Assad ? Avec qui gouvernera-t-il ? On ne peut pas accorder la confiance à des gens que l'on ne connaît pas… Il faut que tout soit surveillé par des démocrates ».
Pour l'heure, il a répondu à l'appel d'un autre pharmacien d'origine syrienne installé à Pleurs, Issam Moussly. Tous deux veulent envoyer des médicaments, par l'intermédiaire de l'association France Syrie Démocratie, aux manifestants qui ont été blessés. À suivre…


Stéphanie GRUSS

L'union. Janvier 2012

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/issam-moussly-veut-soigner-les-manifestants-syriens?xtcr=9&xtmc=moussly

 

Issam Moussly veut soigner les manifestants syriens

Publié le mercredi 25 janvier 2012 

 

Issam Moussly, pharmacien à Pleurs, lance un appel à la générosité.

Issam Moussly, pharmacien à Pleurs, lance un appel à la générosité.


PLEURS (marne) Originaire de Syrie, le pharmacien de Pleurs, Issam Moussly collecte des dons afin d'envoyer des médicaments en Syrie. Il lance un appel à la générosité de tous.

ISSAM MOUSSLY a fait sa vie à Pleurs. Mais le pharmacien, installé depuis des années dans la commune, suit toujours avec attention l'actualité de son pays d'origine, la Syrie.
Davantage encore depuis mars dernier, quand les premiers manifestants sont sortis dans la rue pour protester contre le régime du président Syrien Bachar el-Assad.
Près d'un an après, le climat s'est considérablement tendu. Le régime n'hésite pas à tirer sur les manifestants.

Des médicaments, des poches de sang
« On ne peut pas être insensible à ce qui se passe, estime Issam Moussly, on se demande ce que l'on peut faire. J'ai été contacté par une association, France Syrie démocratie, pour apporter mon aide. »
Le pharmacien n'a pas hésité. « En restant dans le domaine que je connais », précise-t-il. Issam Moussly se charge donc de collecter ou d'acheter des médicaments ou autres moyens de soigner.
« Des poches pour transfusions doivent être envoyées bientôt et nous prévoyons de faire parvenir le mois prochain en Syrie un conteneur de 10 tonnes de médicaments », indique-t-il.
Le pays ne manque pas d'infrastructures de soins. « Mais les manifestants blessés ne peuvent pas se faire soigner, le régime a fermé les cliniques privées ou les hôpitaux de fortune dans lesquels ils se faisaient soigner. Les médecins et les pharmaciens qui aident les opposants sont inquiétés. Et il n'y a pas d'association pour venir en aide aux blessés dans le pays. »
Depuis une vingtaine de jours, l'ancien maire de Pleurs a fait le tour de son réseau professionnel et de ses relations politiques. A écrit au président de la République, à plusieurs ministres. Il a commencé à commander du matériel médical, des vaccins.

« Pas de politique »
Et il lance aujourd'hui un large appel aux dons. « Jusqu'à maintenant, j'ai reçu un accueil exceptionnel de tous ceux que j'ai sollicité », raconte-t-il, assurant que, « les fonds récoltés ne serviront pas à acheter des armes ».
Le pharmacien gère son officine tout en commandant des produits de soin, en organisant la logistique pour les futurs envois et continue de suivre l'actualité, « quart d'heure par quart d'heure », raconte-t-il, en attendant l'heure ou le régime actuel tombera.
Ce qu'il ne verrait pas vraiment d'un mauvais œil. « Mais je n'ai aucune légitimité pour faire quelque chose de politique et je n'attends rien en retour, ma vie est à Pleurs, souligne-t-il, je souhaite juste donner un coup de main à des gens qui en ont besoin. » Et il attend donc aussi un geste de générosité de la part de ses « autres compatriotes », les Marnais.

Vous pouvez faire parvenir vos chèques libellés à l'ordre de France Syrie démocratie à Issam Moussly, 31 rue du Général-Leclerc, 51230 Pleurs. Renseignements au 03.26.80.10.31.

 

Guillaume TALLON

 

                                                         

 

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